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Le OUI à l'initiative sur les soins infirmiers garantit la qualité des soins

Actuellement en Suisse, plus de 11 700 postes dans les soins ne sont pas pourvus et trop peu de soignants sont formés. En raison du manque de soignants dans les équipes, ceux-ci doivent s'occuper de plus en plus de patients en même temps. En conséquence, la qualité des soins est compromise et de nombreux soignants abandonnent leur profession, épuisés et mécontents. L'initiative sur les soins infirmiers, qui sera votée le 28 novembre 2021, permet de remédier à cette situation.

La pénurie de soignants est une réalité depuis longtemps: plus de 11'700 postes dans les soins ne sont pas pourvus. Ce manque de personnel est encore compensé, du moins partiellement, par d'innombrables heures supplémentaires. Mais les soignants travaillent constamment à la limite de leur capacité, et depuis la pandémie, leur charge de travail a encore augmenté.

Il faut davantage de soignants parce que les postes vacants ne sont pas pourvus, parce que la population augmente et parce que le nombre de personnes malades augmente. Selon les chiffres officiels, 70'500 soignants supplémentaires seront nécessaires d'ici 2029. La Suisse forme à peine la moitié du personnel infirmier nécessaire.

Le contre-projet indirect est insuffisant et sa mise en oeuvre prend beaucoup de temps

Le contre-projet indirect élaboré par le Parlement met l'accent sur la formation des futures infirmières et infirmiers. Il oblige la Confédération et les cantons à investir 469 millions de francs dans la formation de nouveaux soignants. C'est bien et important. Toutefois, plus de 40% des soignants quittent la profession prématurément épuisés et frustrés. D'autres mesures s'imposent donc pour garantir les soins et assurer leur qualité.

De plus, un des problèmes avec le contre-projet indirect est qu'avant de pouvoir lancer l'offensive de formation, les 26 cantons doivent chacun adopter des bases juridiques et approuver des budgets pour huit ans afin que les subventions fédérales soient octroyées. Il faut des années pour que les bases légales entrent en vigueur. Tout ira plus rapidement si l'initiative sur les soins infirmiers est acceptée. En effet, dans ses dispositions transitoires, l'initiative oblige la Confédération à prendre des mesures pour une offensive de formation dans un délai de 18 mois.

L'initiative sur les soins infirmiers permet de remédier à la pénurie de soignants

De meilleures conditions de travail sont nécessaires pour que les infirmières et infirmiers exercent longtemps leur profession. La principale mesure est de veiller à ce qu'il y ait suffisamment d'infirmières et d'infirmiers dans toutes les équipes. La charge de travail pourra ainsi être répartie entre un plus grand nombre de soignants. Les investissements dans les soins sont rentables, car ils sont directement liés à des économies, par exemple grâce à moins de complications, moins d'hospitalisations et une durée de séjour à l'hôpital plus courte.

Des dispositions concrètes dans le code des obligations et dans la loi sur le travail sont également nécessaires, par exemple pour des horaires fiables, des structures favorables aux familles et des possibilités de faire carrière. Le niveau des salaires doit continuer à être négocié par les partenaires sociaux.

Une rémunération adéquate des prestations de soins est une condition préalable pour que les conditions de travail s'améliorent.

L'initiative sur les soins infirmiers est un ensemble de mesures

L'initiative sur les soins infirmiers comprend un ensemble de mesures qui sont liées les unes aux autres. Elle prévoit une offensive de formation, de meilleures conditions de travail, un nombre suffisant d'infirmières et infirmiers dans la dotation des équipes et une rémunération adéquate des prestations de soins.

Il ne sera possible d'éliminer la pénurie de soignants et de garantir la qualité des soins infirmiers que si l'initiative est acceptée.

Communiqué de presse

Comunicato stampa in italiano