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Le Conseil des Etats refuse des solutions à la pénurie d'infirmières

Le Conseil des États ne fait aucun effort sérieux pour assurer les soins infirmiers à la population. Il adopte un contre-projet qui est pire que la variante du Conseil national. La Chambre haute se prononce en faveur d'une offensive de formation molle et renonce à prendre des mesures pour augmenter la durée de l'exercice professionnel.

Le Conseil des États a débattu aujourd'hui sur le contre-projet indirect à l'initiative sur les soins infirmiers. Le projet qui vient d'être adopté est encore moins satisfaisant que celui du Conseil national. L'Association suisse des infirmières et infirmiers (ASI) est déçue par l'issue des délibérations. Contrairement au Conseil national, le Conseil des Etats ne veut pas que les cantons soient soumis à des contraintes dans le domaine du financement de la formation; il se prononce au contraire pour une formulation non contraignante «peut»…

Une revendication centrale de l'initiative sur les soins infirmiers concerne le droit des infirmières et infirmiers de pouvoir facturer certaines prestations directement aux caisses-maladie sans nécessiter d'ordre médical. «Le Conseil des Etats l'associe à une 'convention' que les infirmières et infirmiers doivent négocier et conclure avec les assureurs. Il ne s'agit en fait que de la suppression de l'obligation de contracter. Une fois de plus, cette question est débattue sur le dos des soins», déclare Sophie Ley, présidente de l'ASI.

Lisez ici le Communiqué aux médias de l'ASI du 10 juin 2020